MÉMOIRE I HOMMAGE À SAMUEL PATY VICTIME D’UN ASSASSINAT LE 16 OCTOBRE 2020

Le 16 octobre 2020, il y a six ans, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, était assassiné par Abdoullakh ANZOROV.

A la sortie du collège, Samuel Paty a été suivi jusqu’à proximité de son domicile par Abdoullakh ANZOROV. Il a ensuite été attaqué et assassiné, après avoir été pris pour cible à la suite d’un cours duquel il avait présenté des caricatures religieuses.

La police nationale de Conflans-Sainte- Honorine était rapidement arrivée sur les lieux. L’assaillant avait pointé dans leur direction une arme de poing ainsi qu’un couteau, avant d’être neutralisé par ces derniers.
Plusieurs individus ont joué un rôle important dans la survenance de l’attentat, notamment six mineurs, élèves au collège du Bois d’Aulne.

Ils avaient été renvoyés devant la Cour d’assises spécialement composée des mineurs du 27 novembre au 8 décembre 2023. À l’issue des débats ils avaient été condamnés à des peines allant de 14 à 24 mois de détention.

Plusieurs majeurs avaient également été mis en cause.

Brahim CHNINA était poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs terroriste. En effet, ce dernier avait dévoilé l’identité de Samuel Paty ainsi que son lieu d’exercice par le biais de plusieurs messages et vidéos publiés les 7 et 8 octobre 2020 sur les réseaux sociaux. Abdoullakh ANZOROV était entré directement en contact avec Brahim Chnina après la publication de ses messages sur les réseaux sociaux.
La Cour d’assises spécialement composée de Paris avait prononcé une peine de treize ans de réclusion criminelle à son encontre.

Abdelhakim SEFRIOUI était poursuivi pour participation à une association de malfaiteurs terroriste. Ce dernier avait réalisé et diffusé une vidéo publiée à partir du 11 octobre 2020 sur sa chaîne YouTube relayant des renseignements d’identification et de localisation professionnelle de Samuel PATY et renforçant le sentiment de haine a son égard. Il s’était également déplacé avec Brahim Chnina au sein de l’établissement scolaire pour exiger l’exclusion de Samuel Paty.

La Cour d’assises spécialement composée de Paris avait prononcé́ une peine de quinze ans de réclusion criminelle à son encontre.

Azim EPSIRKHANOV et Naim BOUDAOUD, étaient poursuivis pour complicité d’assassinat terroriste. Ils avaient apporté leur aide quant à la recherche et l’acquisition d’armes par Abdoullakh ANZOROV alors qu’ils étaient conscients de son idéologie radicale.

La Cour d’assises spécialement composée de Paris avait prononcé une peine de seize ans de réclusion criminelle à leur encontre.

De même, Louqmane INGAR et Ismail GAMAEV avaient participé activement à travers un groupe Snapchat permettant à ses membres d’échanger de manière anonyme et cryptée des messages, audios, vidéos et contenus djihadistes, en vue de la réalisation de l’attaque. Ils étaient poursuivis pour complicité d’assassinat terroriste.

La Cour d’assises spécialement composée de Paris avait prononcé́ une peine trois et cinq ans à l’égard de Louqmane INGAR et Ismail GAMAEV. Les accusés avaient tous interjeté appel de la décision.

A la suite de plusieurs semaines de débats, le 2 mars 2026, la Cour d’assises d’appel spécialement composée a rendu sa décision quant aux peines respectives des accusés :
–  Brahim CHNINA voit sa peine réduite de trois ans entre la première instance et l’appel, il est condamné à dix ans de réclusion criminelle.
–  Abdelhakim SEFRIOUI voit sa peine de quinze ans de réclusion confirmé.
–  Azim EPSIRKHANOV voit sa peine réduite de seize ans de à sept ans d’emprisonnement.
–  Naïm BOUDAOUD voit sa peine réduire de seize ans de réclusion criminelle à six ans d’emprisonnement.

En appel, la qualification terroriste retenue à l’encontre de Azim EPSIRKHANOV et Naïm BOUDAOUD avait également été abandonnée. Ils ne sont plus reconnus coupables de complicité d’assassinat terroriste mais d’une association de malfaiteurs de droit commun.

En ce jour de mémoire, la FENVAC rend hommage à Samuel Paty ainsi qu’à sa famille et ses proches.
Il était décrit par ses collègues, ses élevés et ses proches comme un enseignant passionné, dévoué et profondément attaché aux valeurs républicaines. Ses élèves le décrivaient comme un professeur calme, patient et très accessible, toujours prêt à répondre aux interrogations des jeunes.

Six ans après, son souvenir nous rappelle l’importance de défendre la liberté d’expression. N’oublions pas.

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